Michèle R.

 

Ecrivain poète née en 1957 mariée 2 enfants

 

Webmaster d’un site de poésies depuis août 2000

 

Décrit la vie, ses expériences et ses ressentis

mène un combat pour la reconnaissance de la fibromyalgie.

 

La bataille des mots pour vaincre les maux

Sa plume file par le biais du clavier

tel que le lever du jour la composition de ses textes

volent sur Les sites de poésie de différents pays francophone

 

Editée dans le recueil belge AN+

 

Sur Internet

vous laisse tout le plaisir de retrouver l’espoir des mots sur son site

des textes plein de sérénité vous emmène dans son pays

là où chaque sentiment a encore sa place, son importance et sa reconnaissance.

 

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La petite fée d’Internet vous emporte dans son pays

pour vous ressourcer dans le flot de ses textes.

 

Il suffi d’un mot pour faire naître un poème

 

http://www.Le refuge de Michèle /

 

extrait de ses derniers écrits

 

 

La flamme de la bougie

 

Le jour à petits pas s’en est allé,

Je suis assise en toute tranquillité,

Mais je n’ai pas envie de lumière,

Je suis si bien dans mon petit repère.

 

Je viens d’allumer une petite bougie,

Celle-ci me ramène très vite la vie,

J’ai laissé mon esprit vagabonder,

Je suis extrêmement surprise, étonnée.

 

Sur le mur à peine éclairé par cette lueur,

Je suis dans le monde magique du bonheur,

Des silhouettes devant moi se dessinent,

Langoureusement, elles s’étirent, s’animent.

 

La flamme doucement se penche d’un côté,

Puis de l’autre, je suis sûre pour me charmer,

Je pousse un long soupir, je suis si bien,

J ‘entre dans ce pays devenu le mien.

 

Le monde féerique est là, j’entends,

Un doux personnage vers moi se tend,

Semblable au plus beau prince charmant,

Il m’invite pour une danse évidemment.

 

Un air de valse très lente nous enlève,

Je sais bien que ce n’est qu’une trêve,

Le mur est peuplé de nombreux danseurs,

C’est un moment doux empreint de bonheur.

 

Le plus beau de tous les visages apparaît,

Rien sur celui-ci si beau, ne transparaît,

Je comprends que le visage de la vie,

Qui vient habiter mon imaginaire nuit!

 

Ce monde est peuplé de fées, d’une sorcière,

Dont le nom, vous comprendrez je dois taire,

Non que j’aie peur des représailles de sa part,

Mais je sais qu’elle connaît ce pays à part.

 

Le temps a donc passé tellement vite,

Où sont-ils tous mes nombreux artistes?

Il fait nuit, la bougie s’est éteinte,

Comprendrez-vous ma joie dépeinte?

 

Je vous convie à vous laissez bercer,

Je ne puis hélas, que vous y inviter,

Car ce pays est en chacun de nous,

Je sais, chut qu’il est gardé par un loup.

 

Michèle R.

09/03/2001

 

 

Les portes du bonheur

 

Un grincement se fait annonciateur,

De l’ouverture des portes du bonheur,

Une main me tend une palette de couleurs,

Je ressens l’amour au fond de mon cœur.

 

Ce que je vois derrière la porte est chaud,

Je ne sais si mes mots seront assez beaux,

J’y découvre une vaste étendue d’eau,

Le soleil sur son piédestal est déjà très haut.

 

De nombreuses créatures se promènent,

J’entends de ci de là, quelques je t’aime,

Mon esprit compose un simple poème,

Je comprends qu’il n’y a plus de problèmes.

 

L’agneau mange doucement avec le loup,

Le temps n’existe plus, sans rendez-vous,

J’entends une musique venue de je ne sais où,

J’aperçois une éternelle, incessante roue.

 

Je la regarde tourner sans arrêt,

Il me semble que  la vie transparaît,

Une mélopée dit, rien ne meurt, ni ne naît,

C’est simplement la vie qui était, qui est.

 

Je sens au fond de moi, qu’elle sera,

Que le monde tel qu’il est, la bâtira,

Aucune force possible ne la chassera,

Mais qui cette pauvre vie comprendra?

 

Celui qui la vaincra, l‘aimera jusqu’au bout,

Au-delà, de ce qu‘elle apporte en tout,

J’imagine que cet amour peut paraître fou,

Mais je pressens, qu’il y a cette part en nous.

 

Aucun mot n’est prononcé, mais je sais,

Quand je m’en irai, je rencontrerai la paix,

J’ai saisi que ce monde, je l’oublierai,

Et je serai vraiment libre à jamais.

 

15/02/2001

 

 

 

Mon chemin

 

J’avance sur ma route à petits pas,

Je regarde juste droit devant moi,

Il n’y a que mon face à face avec moi,

Je suis lasse, j’ai oublié ma petite joie.

 

Je m’éloigne de l’instant de ma naissance,

Ai-je perdu à jamais ma belle insouciance?

Mon cœur en moi n’est que résonance,

Mes pensées se heurtent, sans importance.

 

Mon chemin est-il donc tout tracé?

A cette vie que puis je quémander?

Je voudrais simplement pouvoir aimer,

Mais pour cela il faut pouvoir exister.

 

La raison de ce monde m’interpelle,

La vie réelle sans cesse me rappelle, 

Celle-ci ne sera pas éternelle,

Mais n’ai-ce pas moi qui suis irréelle?

 

Il y a une part de chemin devant moi,

Je veux encore y puiser ma joie,

Cet amour sans fin existera en tant que loi,

Je ne veux pas entendre ces pourquoi.

 

Plus j’avance, plus je vais vers la mort,

Qui ne sera qu’un tout petit port,

J’y déposerai avec amour mon corps,

Je m’envolerai dans ma lumière d’or.

 

21/03/2001

 

 

 

Bonne visite